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actualités

fév 2019

COCOSMO

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Les recherches de Jingfang Hao et Lingjie Wang sont le fruit d’une « exaltante alliance des contraires ».

Leurs oeuvres puisent aux racines de la culture chinoise et sont nourries de références à l’histoire de l’art occidentale. A la fois
conceptuelles et sensuelles, objet et processus.

Cette bipolarité, que l’on retrouve dans le taoïsme mystique originel sous la forme du Yin et du Yang, est davantage une façon d’être au monde qu’un système.

Chacune de leurs oeuvres repose sur un dialogue entre une conception cartésienne et mathématique, héritée de leur formation d’ingénieurs et d’un intérêt pour l’art conceptuel occidental, et une vision sensuelle et poétique du monde et de la nature liée à leur culture chinoise et à leur connaissance de la matière qui compose les objets qui nous entourent.

déc 2018

Rolling Snowball

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At 3:00 afternoon,on December 15, 2018.“Rolling Snowball·Nanjing”will be opened at AMNUA.This exhibition is led by Li Xiaoshan as the art director.Ineke Gudmundsson as the academic adviser and Chen Rui,Li Meilan are appointed as the curators.This exhibition will focus on the art works of 52 Chinese and foreign artists, including sketches,paintings,oil paintings,photography,installations,sculptures,performance,images and some comprehensive mediums.

Since 2010, “Rolling Snowball”project has been initiated by the China European Art Center and has been held for eleventh. The Rolling Snowball event brings together Chinese and foreign artists from different part of the world, whose fields span a wide range of media. This cultural exchange and cooperation has greatly enriched the culture, ideas and concepts of artists from all over the world, and helped them to refine their artistic views and redefine their relationship with the arts. This cross-cultural exchange is part of its thinking and is of great benefit to their work and connections at home and abroad.

International exchange is a nutrient for art itself. Art flows in every corner of the world. Cultural exchange can also be considered an art of perspectives. In the long history of intercultural relations, preconceptions and old narratives were tested, revised and adjusted through both dialogues and conflicts. In the best scenarios, we learn from one another and seek commonality despite differences, leading to deeper mutual understanding and greater mutual respect. The culture of the « other » is also like a mirror, reflecting our own cultural texture, so that we can look at ourselves more objectively through the perspective of the other. A richer perspective brings a broader perspective, and it allows us to become more aware of our own foothold in the broader world.

This winter, Let’s Rolling the Snowball in Nanjing!

août 2018

Minimal Light

列印

La galerie Danysz – Shanghai présente cet automne une exposition collective réunissant quatre artistes chinois contemporains. Le titre de cette exposition collective – Minimal Light – est inspiré d’une poésie du légendaire poète et chanteur canadien Leonard Cohen « Anthem », dans laquelle il écrit: « il y a une fissure, une fissure dans tout, comment la lumière entre. » La fissure permettant la lumière est généralement très petite, mais elle représente un espoir de survie. Ainsi dans l’exposition la lumière devient une sorte de conscience spirituelle.

Danysz gallery – Shanghai presents a group show of four contemporary Chinese artists this autumn. The title of this group show – Minimal Light, is inspired by a poetry of the legendary Canadian poet and singer Leonard Cohen “Anthem”. In this poetry, he writes: “there is a crack, a crack in everything, that’s how the light gets in.” Light from the crack is usually very small, but it represents a glean hope of survival. In this case, light becomes a kind of spiritual awareness.

In Minimal Light, you can discover Hao Jingfang & Wang Lingjie’s newest creations which come from the on-going project “Rainbow”. They have created several shapes of lakes facing of the danger of drying up. In this installation, light is brought in where refraction and reflection of the microspheres composes a rainbow for the viewers from different perspectives.

Minimal Light also presents several conceptual artworks by Song Xi. His video “Ode to Joy” recorded his performance. In the darkness, he patted the flies with electric flapper. Sparks are produced, and they are as beautiful and brilliant as fireworks. This light reminds us of a collection of poems Fireflies by Rabindranath Tagore. He once said: “You tiny, but you do not small.” Firefly is a small insect with weak light. However, once gathering lots of fireflies, they shine for the world to see.

Another key word of this group show is “minimal” which can be interpreted by Ma Lihua’s paintings. In his creation, the underlying language of white and sand is combined, through the interspersed handwriting, to combine a deep sense of space, forming a rhythm and feeling. Ma Lihua expresses the true spiritual world by means of an appropriate abstract image.

juin 2018

L’Atlas des Nuages

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Publié en 1896, l’Atlas international des nuages, compilé grâce aux recherches et classifications de chercheurs comme Jean-Baptiste Lamarck, Luke Howard ou Ralph Abercrombie, est le premier ouvrage qui propose une nomenclature des nuages, notamment en latin, permettant aux météorologues européens de travailler tous ensemble. Cumulus, Stratus, Nimbus… deviennent ainsi les différents genres de nuages et témoignent de l’avènement et de la reconnaissance de la météorologie au 19ème siècle. Depuis l’antiquité, le thème du nuage est déjà prégnant dans l’iconographie et constitue un motif d’inspiration très important traversant les siècles, notamment à travers la peinture et la photographie.

Symbolique, poétique, menaçant, divin… le nuage est au cœur des représentations artistiques. Au 21ème siècle, il continue d’enthousiasmer de nombreux plasticiens et s’ajoute des problématiques environnementales et politiques.

L’exposition l’Atlas des Nuages se veut une approche à la fois ludique et sensorielle, éveillant la curiosité d’un public large tout en cheminant dans une promenade géographique, sociologique et philosophique.

Plus de vingt artistes internationaux sont présentés dans le projet, exposant photographies, cyanotypes, néons, installations d’ampoules, vidéos, sculptures de tissu, dessins, fresques…

Les drapeaux de nuages d’Anne Immelé interrogent les frontières tout comme les nuages-tampons de Marco Godinho questionnent les politiques migratoires et les flux humains de cette dernière décennie. Le nuage composé de 6000 ampoules créé par le collectif Caitlind Brown & Wayne Garrett invite les visiteurs à jouer avec cet arbre de lumière. Pollution, fumée se retrouvent dans les travaux de Christophe Urbain ou encore Hicham Berrada, quand Hoang Duong Cam dénonce les systèmes de transport des mégapoles asiatiques. Berndnaut Smilde recompose des nuages éphémères. Tandis qu’Emilie Faïf fait battre leurs cœurs, Marion Baruch les transperce. Shilpa Gupta les emprisonne ou parle au ciel. Julie Guillem et Jean Gabriel Lopez recréent leur propre atlas des nuages avec des procédés anciens.

Liste des artistes : Marion Baruch, Hicham Berrada, Olaf Brzeski, Caitlind Brown & Wayne Garrett, Rhona Byrne, Hoang Duong Cam, Julien Discrit, Arpaïs du Bois, Latifa Echakhch, Emilie Faïf, Marco Godinho, Julie Guillem, Shilpa Gupta, Anne Immelé, Hao Jingfang & Wang Lingjie, Feng Li, Jean-Gabriel Lopez, Johan Parent, Berndnaut Smilde, Christophe Urbain, Bruno v. Roels, Sophie Zénon.

 

jan 2018

La lumière n’existe pas

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Après leur participation à la 14ème biennale de Lyon et au 62ème salon de Montrouge, Anne-Sarah Bénichou invite Jingfang Hao et Lingjie Wang pour une exposition personnelle à la galerie. Le duo d’artistes, qui vit à Mulhouse et travaille entre Paris et Shanghai, propose principalement des installations. Formés en tant qu’ingénieurs avant d’intégrer une école d’art en France et particulièrement sensibles aux changements indétectables dans la nature, qu’il s’agisse du soleil, des étoiles ou du passage du temps, Jingfang Hao et Lingjie Wang proposent une vision poétique de ces changements tout en les exposant à la vue de tous.

Pour l’exposition, plusieurs œuvres et installations qui constituent des temps forts dans leur travail ces dernières années seront produites, ré-activées ou présentées pour la première fois, avec pour angle principal la réflexion des artistes autour de la lumière. Intitulée « La lumière n’existe pas », elle fait référence à une citation de Francis Picabia : “Ce sont les mots qui existent, ce qui n’a pas de nom n’existe pas. Le mot lumière existe, la lumière n’existe pas.” Il s’agit ici d’interroger notre perception de la lumière, de la beauté et des illusions qu’elle peut créer.

déc 2017

Les Faits du hasard

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09.12.2017 > 04.03.2018
avec Arcadi, dans le cadre de Némo, Biennale internationale des arts numériques – Paris / Île-de-France

dans le cadre de l’Année France-Colombie 2017, avec le soutien de l’Institut Français et de la Ville de Paris, et dans le cadre du Tandem Paris-Tokyo

Accidents artistiques intentionnels et relecture poétique d’une société technologique perçue à l’heure du numérique sont au cœur de la prochaine exposition centrale de la Biennale internationale des arts numériques au CENTQUATRE-PARIS, Les Faits du hasard. Une façon pour l’homme de reprendre la main sur la machine ?

codirection artistique : Gilles Alvarez et José-Manuel Gonçalvès

La Biennale internationale des arts numériques d’Ile-de-France, héritière du festival Némo, va retrouver pour sa deuxième édition (décembre 2017 – mars 2018) son centre névralgique du CENTQUATRE à l’occasion de sa grande exposition et thématique transversale : Les Faits du hasard.

Comme pour les deux précédentes expositions, la direction artistique y est cosignée par Gilles Alvarez, directeur de la Biennale et de la coordination événementielle d’Arcadi, et José-Manuel Gonçalvès, directeur du CENTQUATRE. Un gage de continuité pour une programmation qui s’inscrira à nouveau dans la grande mécanique artistique du hasard, de l’accidentel et de la sérendipité, ouverte, il y a deux ans, par l’exposition Prosopopées : quand les objets prennent vie. « Avant le hasard dans l’art, c’était l’erreur », affirme Gilles Alvarez. « Mais depuis Marcel Duchamp et la mécanique quantique, il existe un hasard intentionnel, un outil qui demande à être organisé par le geste artistique ».

Dans cette nouvelle exploration du rapport homme/machine, où le processus technologique se heurte à une équation artistique souvent capricieuse, plusieurs installations témoigneront donc d’étapes créatives alambiquées, passant par une multiplicité de supports à l’image du Buzz Aldrin Syndrom de Quentin Euverte, dans lequel matières analogiques, datas numériques, processus chimiques et projection live cinéma participent d’un imprévisible résultat, aux allures de cadavres exquis.
Pour José-Manuel Gonçalvès, il s’agit de « construire une exposition d’art contemporain qui va puiser dans toutes les esthétiques, dans le numérique, dans le théâtre d’objets, et de jouer de la variété du hasard pour montrer que le résultat d’une œuvre n’est pas toujours reproductible ». Attendez-vous donc à des surprises lorsque vous vous projetterez dans le corps d’un autre, à l’aide d’un casque (l’expérience de body swap de The Machine to Be Another du collectif BeAnotherLab) ou quand vous observerez les chorégraphies pixellisées des escargots augmentés de Cyril Leclerc et d’Elizabeth Saint-Jalmes (Le Pixel lent).

Pour autant, l’exposition Les Faits du hasard sera moins ancrée dans l’absurdité technologique que Prosopopées. Elle s’attellera à une lecture plus poétique, plus contemplative de notre société technologique filtrée par le numérique. « Le hasard, c’est le contraire de ce qu’on croit qu’est l’art numérique, dont on pense qu’il nous amène au contrôle de tout, à la perfection », résume José-Manuel Gonçalvès. « Mais peut-être que la plus grande perfection, c’est justement que les choses ne soient pas totalement parfaites ? ».
Humain, vous avez dit humain ?