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juin 2019

LA MAIN QUI DESSINAIT TOUTE SEULE

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« Curieusement, ce que nous entendons par dessin n’est pas la même chose en Asie et dans le monde occidental. Nous présentons cette exposition à la galerie pour la 7ème fois depuis 2007. Le thème est toujours le même, il tourne autour d’un concept très simple: les artistes présents sur cette exposition—artistes représentés par Danysz ou simplement amis de la galerie—ont été invités à nous proposer un ou plusieurs dessins. Mais que veut-on dire exactement par dessin?

Comme souvent avec les malentendus culturels, la confusion résulte du langage. En chinois, la notion de dessin renvoie au concept de huà—terme générique signifiant image, peinture, dessin. À la manière d’un hôte à la fois riche et généreux, huà héberge sur son domaine tout un panel de techniques, genres, pratiques, tels que yóuhuà (peinture à l’huile), qi?nb?huà (esquisse au crayon), mànhuà (bande dessinée, dessin animé), guóhuà (peinture chinoise traditionnelle), x?huà (peinture dans le style occidental), etc. En chinois, l’accent est mis sur l’acte de représenter quelque chose—huàhuà (peindre, dessiner)—et la finalité de cette action, la représentation elle-même—túhuà (image, tableau, dessin).

En français cependant, la notion de dessin n’est pas un hôte aussi accueillant que  » huà « . Ce n’est pas un concept aussi large ni aussi élastique. En français, le dessin ne veut pas être confondu avec la peinture, ce serait peut-être la façon la plus efficace d’en circonscrire le sens. Là où la peinture réclame généralement l’emploi d’un pinceau pour appliquer les pigments, le dessin s’en tient traditionnellement à ses crayons. Là où la peinture se déploie sous l’aspect d’une composition pleine et entière, avec de franches zones de couleur, le dessin a beaucoup plus à voir avec le « trait », « la ligne », et effectivement quand ils pensent à un dessin, les occidentaux ont le plus souvent en tête les « contours » d’une représentation.

Aujourd’hui, c’est à vous qu’il revient, visiteurs, alors que vous déambulez dans l’espace d’exposition, environnés de toutes parts par une si riche collection d’œuvres, de trancher cette question: que voyez-vous, huà ou dessins? Ou peut-être les deux? Mais vous pouvez tout aussi bien décider de vous passer complètement de ces catégories linguistiques, et de faire autre chose, quelque chose qui sera moins sujet à des glissements de terrain culturels: vous pouvez choisir de regarder, tout simplement regarder, et suivre la main de l’artiste. »

Magda Danysz, 2019

aaajiao, Jef Aerosol, Berlina, Bianca Argimon, Tarek Benaoum, Jean-Charles de Castelbajac, Xiaoyi Chen, Chenyan Du, Guillaume Barborini, Yingjie Chen, Ben Edmunds, Chenyu Gong, Cecile Guettier, Jingfang HAO & Lingjie WANG, Jean-Samuel Halifi, Julia Haumont, Xiaoliang Huang, Feng Jin, Abdul Rahman Katanani, Kim Laughton, Jiying Lee, Hongbo Li, Shuiyang Liu, Yi Liu, Zhenchen Liu, Ludo, Lihua Ma, Malonne, Wenting Ma, Guanshuai Mao, Taras Milosevic, Salomé Partouche, Charles Petillon, Etienne Pottier, Sebastien Preschoux, Yingwei Pu, RadiKarl ArchiWe, Remi Rough, Georges Rousse, André Saraiva, Linghao Shen, Wei Shen, Siu, Soco, Xi Song, Yanchu Sun, Xin Wang, Tao Xia, Hao Xiang, Yiyang Yang, Diwen You, Michael Yu, Chong Zhang, Hong Zhao, Keke Zhang.

juin 2019

Transmergence #01

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Transmergence est un nouveau format d’exposition du FRAC Alsace, qui veut rendre visible la scène artistique régionale et transfrontalière tout en questionnant sa définition et ses frontières.

L’exposition Transmergence #01 rassemble cinq positions artistiques complémentaires qui explorent le concept de Terre en tant que système
complexe et matière ayant pris forme.

Motivé(e)s par des approches biographiques ou géographiques, les artistes abordent le sujet de manière conceptuelle, formelle et intuitive,
en partant de la matière.

Les œuvres interrogent, recherchent et transforment la matière. Par la geste artistique, la pierre, le sel, le papier, le safran, le pollen de lotus, la chlorophylle, la lumière et l’eau parviennent à une morphologie surprenante, une nouvelle matérialité plastique et visuelle, une forme et une formulation propres.

De choses simples d’apparence émergent des enregistrements et dialogues complexes.

Avec les artistes
Guillaume Barth
Jingfang Hao & Lingjie Wang
Jochen Kitzbihler
Maren Ruben
Capucine Vandebrouck

– – –

Transmergence bezeichnet ein neues Aussstellungsformat des FRAC Alsace,
welches die regionale, grenzübergreifende Kunstszene sichtbar machen möchte und zugleich ihre Definition und Grenzen hinterfragt.

Transmergence #01 versammelt fünf komplementäre künstlerische Positionen, die den Begriff der Erde als komplexes System, als Materie, die Form angenommen hat, untersuchen.

Meist biographisch- geographisch motiviert, vom Material ausgehend, nähern sie sich dem Thema konzeptuell, formal und intuitiv.
Die Werke befragen, erforschen, und transformieren.

Durch die künstlerische Geste finden Stein,Salz, Papier, Safran, Lotuspollen,
Chlorophyll, Licht und Wasser zu überraschender Morphologie, zu neuer plastischer und visueller Stofflichkeit, zu Form und Form-ulierung.

Es entstehen Aufzeichnungen und Dialoge des Komplexen im scheinbar Einfachen.

Mit :
Guillaume Barth
Jingfang Hao & Lingjie Wang
Jochen Kitzbihler
Maren Ruben
Capucine Vandebrouck

mai 2019

A White Space Odyssey

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Artists: Gao Lei, Gao Ludi, He Xiangyu, Jingfang Hao & Lingjie Wang, Ce Jian, Christine Sun Kim, Li Liao, Li Shurui, Liu Shiyuan, Liu Wentao, Liu Xinyi, Qin Jun, Shi Zhiying, Tan Tian, Tong Wenmin, Ignacio Uriarte, Wang Qiang, Wang Haiyang, Wang Tuo, Xie Fan, Yang Jian, Zhai Liang, Zhang Zipiao

Curator: Shen Chen

« As you set out for Ithaka, hope your road is a long one, full of adventure, full of discovery. »

In 1911, the Greek novelist Constantine Cavafy wrote these verses to a poem entitled, Ithaka. It expressed the writer’s nostalgia for his hometown and lament for long life. Being an exile in many ways, he distanced his writing from current literary trends. Instead, he created an independent spiritual world for his poetry. The island Cavafy mentioned in the poem is hero Odysseus’ hometown, portrayed in Homer’s 24-chapter epic, The Odyssey. In this epic, Odysseus, whose name means « way of mind » in ancient Greek, traveled for ten years on the sea to return to Ithaka.

As of now, dispersion has the attributes of many new and complex meanings. Particularly in the political and economic context of globalization, in a world decentralized yet connected through the Internet, to disperse may be construed as taking a proactive journey or making a self-driven choice. As in the case of 2001: A Space Odyssey, modeled on the classical literature of The Odyssey, in which a journey trapped on the sea is transformed into an active exploration to the enigmatic universe. In a world like the one we live in, the locations of birth, studies, work, and life for these 24 artists at White Space Beijing have also been shifting constantly on this long journey. However, we are more interested in the happiness, joy, confusion, obstacles, and the life they have inadvertently encountered, as well as how these experiences would pivotally impact their spiritual world and art practices?

A White Space Odyssey aims to present a « midway exposure » for the 24 artists’ journeys at White Space Beijing. By selecting these « cue-dependent » works of art that are transversal in their practice, we are given the opportunity to go back to the spiritual homeland of their respective artistic subjects. These « cue-dependent » works are not necessarily the most familiar pieces in their practices, however, to a certain degree, each exemplifies or embodies the artist’s personalized experiments and explorations with regards to subject matter, concept, and approach. With regards to the temporal component of this selection, some artists choose to exhibit their early works in order to address the approach they have taken that had a tremendous impact in their practice thereafter; others present the more recent works that exhibit the artists’ current and important transitions, as they may offer a response to their earlier practice. In terms of the spiritual component of the artworks, some embarked on introspective journeys that uncover the meanings of their internal experiences; others are proactively relating to the outside world and try to provide responses to the agitated realities – in spite in most cases, the two are intimately intertwined. These choices are made on the basis of the artists’ current work and their state of being, which aim to showcase their continuous critical thinking and commitment to art practice.

This exhibition is not interested in articulating a general experience. Instead, it hopes the viewer would engage with the practice of each individual artist by look into the long way they have come, tracing back their individual will, thinking, judgment and value choices. With the diversity and complexity of these individual lives, we hope to weave a radiant constellation and the possibility towards a future paradise.

avr 2019

Lauréat Talents Contemporains, Fondation François Schneider

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L’appel à candidatures de la 8ème édition avait lieu du 1er septembre au 1er novembre 2018. Les noms des 47 finalistes du concours choisis par 4 Comités d’Experts ont été annoncés en février 2019 et un livret avec les 47 oeuvres pré-sélectionnées vient d’être publié.

La sélection finale aura lieu le 4 avril 2019 lors de la réunion du grand jury qui se déroulera à Wattwiller.
Le choix des lauréats sera annoncé le 5 avril à 11 h à la Fondation François Schneider par Jean-Noël Jeanneney, président du grand jury.

Le grand jury 2019 présidé par Jean-Noël Jeanneney, est composé de personnalités reconnues du monde des arts :
Felizitas Diering (Directrice du FRAC Alsace)
Alfred Pacquement (Conservateur du Patrimoine, France)
Ernest Pignon Ernest (artiste, France)
Fabrizio Plessi (artiste, Italie)
Roland Wetzel (Directeur du Musée Tinguely, Suisse)

Réuni à Wattwiller le 4 avril, le grand jury a choisi 7 artistes de 4 nationalités comme lauréats de la 8ème édition du concours.
> Rachael Louise Bailey (Royaume-Uni) Global, 2018. Sculpture, 3m de diamètre.
> Guillaume Barth (France) Le deuxième Monde, Elina, 2015. Vidéo, 4mn41.
> Olivier Crouzel (France) 18 rideaux, 2015. installation, 11 520 x 3 240 cm.
> Hao Jingfang & Wang Lingjie (Chine - France) Over the rainbow, 2016. Installation, dimensions variables.
> Eva Nielsen (France) Zode IV, 2018. Peinture, 200 x 180 cm.
> Capucine Vandebrouck (France) Puddle, 2017. Installation, dimensions variables.
> Wiktoria Wojciechowska (Pologne – France) Short Flashes, 2013. Photographie, 80 x 768 cm.

Les oeuvres des lauréats seront présentées dans une exposition collective au centre d’art de la Fondation et intègreront sa collection. Au fil des années, un ensemble unique d’une quarantaine de pièces s’est ainsi constitué par l’acquisition des oeuvres des lauréats – dessins, peintures, sculptures, vidéos, photos ou installations – illustrant la thématique de l’eau sous différents angles (scientifique, politique, écologique, philosophique etc) et témoignant de la diversité des pratiques artistiques du XXIème siècle.

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avr 2019

COSMOS: 2019

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Cosmos : 2019
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Commissariat : Valérie Perrin
Du 13 avril au 20 juillet 2019

À l’ère des nouvelles technologies, de l’exploration de Mars, comment les artistes contemporains regardent-ils, s’approprient-ils, interrogent-ils le cosmos ? le développement et l’accessibilité de certaines données ont-ils initié de nouvelles pratiques artistiques, de nouveaux fantasmes, de nouvelles rencontres « extraterrestres » ? Ce sont ces questions que l’exposition Cosmos : 2019 souhaite poser.
Avec : Susan Hiller, Cécile Beau, Venzha Christ, Guillaume Bertrand, les Éditions à Mort, David Guez, Jingfang Hao & Lingjie Wang, Esther Hunziker, Marie Lienhard, Silvi Simon, RYBN.ORG…

L’Espace, pendant les années soixante, au moment de la guerre froide, fut un enjeu de prestige national, de rivalité et de pouvoir entre les États-Unis et l’URSS. Ces derniers ayant fait voyager le premier homme dans l’Espace (1961), en réaction les États-Unis, décidèrent, eux, d’envoyer le premier homme sur la Lune.
Ainsi le 20 juillet 1969 l’homme faisait son premier pas sur la lune avec la mission Apollo XI. L’événement que le NASA voulait historique et auréolé d’une dimension mondiale, fut retransmis en direct par satellite, à la télévision et à la radio, touchant plus de 500 millions de personnes sur la Planète Bleue. Véritable événement de l’histoire des médias, ces images vont définitivement ouvrir un fertile imaginaire du voyage dans l’espace, confirmant l’intuition esthétique du film 2001 L’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick, sorti un an plus tôt. Quand la fiction anticipe la réalité…
Cinquante ans plus tard, l’Espace est devenu moins une conquête nationale, qu’une exigeante recherche scientifique, un développement technologique aux collaborations internationales, à l’instar de la Station spatiale internationale. Leurs images envahissent Internet et sont accessibles à tous.
A l’ère des nouvelles technologies, de l’exploration de Mars, comment les artistes contemporains regardent-ils, s’approprient-ils, interrogent-ils le cosmos ? Le développement et l’accessibilité de certaines données ont-ils initié de nouvelles pratiques artistiques, de nouveaux fantasmes, de nouvelles rencontres « extra-terrestres » ? Ce sont ces questions que pose l’exposition Cosmos : 2019.
Vers une autre conquête spatiale ?
Cosmos : 2019 est introduite par deux codes : celui, binaire, de la photo du premier pas sur la lune, gravé sur une stèle (projet de David Guez), conservant ainsi pour l’éternité cette image iconique. Celui, ensuite, du logiciel de navigation destiné au programme Apollo XI et créé par Margaret Hamilton (installation de Guillaume Bertrand), pour rendre hommage à cette femme restée méconnue pendant quarante-sept ans et grâce à laquelle, les hommes ont pu marcher sur la Lune.
Les œuvres présentées dans l’exposition proposent aussi une autre vision du voyage dans l’Espace. Au sens propre en faisant l’expérience de l’envol avec l’œuvre Logics of Gold de Marie Lienhard, mais aussi en découvrant les galaxies poétiques et fictives de Cécile Beau ou encore à travers les oeuvres de Jinfang Hao et Lingjie Wang et de Ester Hunziker et Silvi Simon, parfois imprimées de traces solaires et martienne.
Cosmos : 2019 propose également de rencontrer ceux qui ont observé dans le ciel des objets volants non identifiés à travers l’installation de Susan Hiller et le livre pop up des Éditions à Mort qui donne la parole aux ufologues. Et de se demander avec les recherches de Venzha Christ et RYBN. ORG si le cosmos ne serait pas maintenant un nouveau territoire d’intervention, d’investigation pour les artistes ?
Vernissage le samedi 13 avril à 17h à l’Espace multimédia Gantner, en présence des artistes.

fév 2019

COCOSMO

affiche cocosmo

Les recherches de Jingfang Hao et Lingjie Wang sont le fruit d’une « exaltante alliance des contraires ».

Leurs oeuvres puisent aux racines de la culture chinoise et sont nourries de références à l’histoire de l’art occidentale. A la fois
conceptuelles et sensuelles, objet et processus.

Cette bipolarité, que l’on retrouve dans le taoïsme mystique originel sous la forme du Yin et du Yang, est davantage une façon d’être au monde qu’un système.

Chacune de leurs oeuvres repose sur un dialogue entre une conception cartésienne et mathématique, héritée de leur formation d’ingénieurs et d’un intérêt pour l’art conceptuel occidental, et une vision sensuelle et poétique du monde et de la nature liée à leur culture chinoise et à leur connaissance de la matière qui compose les objets qui nous entourent.